Haïkus et quatrains

Dans le rapport de l’être humain au réel, l’observation attentive de tous les éléments non humains de notre milieu se conjugue avec la réflexion sur l’état du monde, des organisations qui le font évoluer, des personnes qui fondent la vie en société qui, elles aussi, se transforment sous l’effet des nouvelles technologies et des savoirs innovants.

Jusqu’ici, ce blog était consacré à des articles de réflexion sur des thèmes comme le changement, le leadership, le management, l’évolution personnelle …

Il comprend désormais une nouvelle rubrique consacrée à l’art poétique du haïku et du quatrain. 

Le haïku est un court poème japonais de trois vers et de seulement 17 syllables selon le rythme 5-7-5. Une certaine souplesse est toutefois possible par rapport à cette règle stricte. C’est un poème de la capture de l’éphémère, de l’observation attentive des petites choses fugaces. Il est un rapport au silence qui permet de capter dans l’instant un moment d’éternité. Le haïku combine l’unité avec la réalité et la présence de l’auteur à lui-même qui constitue la source de l’écriture. Il est illustré de photos que j’ai prises soulignant ainsi que la photo est une autre façon de capter l’instant.

Le quatrain est un poème de quatre vers. François Cheng explique que la rhétorique chinoise conçoit le quatrain comme une dramaturgie à quatre temps : le premier vers qui est l’exorde, le deuxième vers qui est le développement, le 3ème vers qui doit marquer un tournant ascendant et le quatrième vers qui doit aboutir à une perspective ouverte. Même s’il trouve sa source dans un rapport attentif au monde, il  s’en détache pour rythmer une pensée, initier un questionnement, amorcer une méditation. Le quatrain est aussi la forme la plus concentrée, mais en ayant un contenu complexe.

Autres publications.

Recueil de haïkus : Le temps instant, éditions Acrodacrolivres

Page facebook : Haïkus et quatrains au fil du temps

Haikus voeux 2020