Comment vous sentez-vous et comment sentez-vous le monde?

L’auteur de ce questionnement est Arne Naess. C’est le titre d’un chapitre de son livre « Une écosophie pour la vie », dont j’ai publié un extrait dans l’extrait du mois d’avril :  https://micheldamar.wordpress.com/2022/04/15/lextrait-du-mois-avril-2022/

Il est inspiré de son itinéraire personnel inspiré par Spinoza et par Freud, convaincu qu’il était de l’importance des affects (émotions et sentiments) dans les décisions et les comportements. Il a longuement expliqué que la fameuse « ratio » de Spinoza n’est en rien la raison telle que nous l’entendons aujourd’hui, à savoir le produit de la pensée, mais une combinaison de la réflexion et des affects, tout en étant convaincu que les affects sont prépondérants dans le processus de nos décisions. Sentir est donc à prendre dans son acception la plus large.

L’expression « comment vous sentez-vous ? » surprend. Elle interpelle plus que le traditionnel « comment ça va ? » quand vous rencontrez une personne que vous connaissez et qui le plus souvent vous répondra d’une manière convenue « ça va bien », quel que soit en réalité son état du moment.

Cette phrase peut s’adresser à celui que vous rencontrez mais aussi à vous-même, à des moments où il est important de prendre du recul par rapport à aux conditions et aux choix de vie.

Ressentir à l’intérieur de soi : sensations corporelles, émotions, sentiments ? Identifier les racines de ce ressenti ? Mettre des noms sur celui-ci – pas simple quand on sait la difficulté à mettre un nom sur des émotions tellement notre vocabulaire est faible – Thomas D’Ansembourg en parle dans son livre : Cessez d’être gentil, soyez vrai -.

Comment sentez-vous le monde ? Non pas une approche intellectuelle, une dissertation personnelle, votre appréciation sur l’état de la planète, mais la démarche personnelle par rapport à ce qui nous entoure, à notre territoire et à tout ce qui le compose – humains, non-humains, vivants, inertes, objets : les différents aspects de la biodiversité de votre lieu : les arbres, les fleurs …, notre ressenti par rapport à la route qui nous mène au domicile, au travail, au paysage traversé, comment caractériserez-nous le ciel quand nous le regardons à un moment de la journée ?

Ces deux questions interrogent le rapport à soi-même et au monde, comme prélude à l’action telle que l’affirmait Naess dans le huitième principe de l’extrait d’avril.

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