L’extrait du mois – juin 2018

Changer de regard.

L’extrait de ce mois est tiré du livre de Charles Delhez, s.j., « Trop envie de le dire » (p. 175-176), aumônier et enseignant à l’UNamur. Il introduit mon article de début juillet, le dernier avant les vacances d’été.

« Nous ressemblons à cette grenouille dans sa marmite d’eau froide. Dessous, une flammèche danse et l’eau tiédit doucement, délicieusement. Elle est bientôt chaude, un peu trop. Mais cela reste agréable, et puis on s’habitue. Elle est maintenant vraiment chaude. La grenouille n’apprécie plus, mais, affaiblie, elle n’a pas le courage de sauter. Et voilà qu’il est trop tard … Notre société – et donc, trop d’entre nous – n’a pas l’air de se rendre compte du changement en cours. Dans notre monde de plus en plus complexe, chacun file sa spécialité sans s’inquiéter des conséquences sur l’ensemble du système.

Notre société ne peut répondre correctement à son devoir de protection de la nature sans « sérieusement repenser son mode de vie, de consommation et de production », a pu déclarer il y a quelques années (2008) à l’ONU Mgr Celestino Migliore, représentant du Vatican. Un appel particulièrement d’actualité à l’occasion du Carême. La tradition parle de jeûne, celui-ci étant trop souvent vu de manière doloriste. Traduisons-le en termes de simplicité volontaire et joyeuse, de modération, par respect pour notre Terre.

Sans faire l’impasse sur les questions scientifiques et techniques, la solution de la crise actuelle est aussi à chercher du côté du renouveau spirituel. La spiritualité est conjonction du croire et de l’engagement – il faut toujours une conviction pour agir –, au plus intime de soi-même. Elle est ce « feu intérieur d’un être en recherche de conscience et de liberté au cœur d’un univers dont il est solidaire », écrivait Pierre de Locht. « Une science plus avancée et une technologie plus développée ne nous sortirons pas de la crise aussi longtemps que nous n’aurons pas trouvé une nouvelle religion ou que nous n’aurons pas repensé l’ancienne », estime Lyn White, directeur de la communication d’Animals Australia.

La première attitude spirituelle et religieuse est sans doute celle de l’émerveillement. De très beaux psaumes bibliques évoquent cette création qui, aux yeux de l’auteur inspiré est le reflet de la gloire de Dieu. Ce qui nous motive ne peut être la peur, mais l’enthousiasme. « Et Dieu vit que cela était beau » (Gn I, 31). Ceux qui veulent que le monde change devront changer de mode de vie, mais cela ne sera possible qu’en acquérant un regard davantage contemplatif. « La guérison de la nature commence dans le cœur du jardinier » (Hélène et Jean Bastaire). »

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Un commentaire pour L’extrait du mois – juin 2018

  1. FURNEMONT JEAN MARIE dit :

    « La guérison du monde commence dans le cœur du jardinier  » cette citation est bien vraie et j’ajouterai, dans le respect de toute forme de vie, qu’elle soie animale ou végétale. Il n’y a pas que l’être humain qui est doué de sensibilité et de capacité de réflexion. Je suis persuadé que les animaux et les plantes ont une conscience et une sensibilité.
    Nous ne les comprenons pas, c’est ce qui fait que nous n’en tenons pas compte dans notre vision du monde future.

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